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Xénogenre

Mon xénogenre, mon genre à moi, et à personne d'autre

Première approche

Publié le 22 Avril 2016 par Luna

Qui suis-je ?


Bonjour/Bonsoir

Je vais commencer par me présenter globalement à vous, sous le pseudonyme de Nyx, car je souhaite garder mon anonymat.


Je suis né.e en France dans le Jura, et depuis enfant je me suis toujours demandé.e pourquoi je me sentais excessivement à part. J'ai toujours été mis.e à l'écart, on jouait avec moi mais ce n'était pas parce que l'on m'appréciait. Au contraire même. C'était pour déjouer ce sentiment de solitude constant, une feinte inutile au final. Je voulais être accepté.e, simplement pour ce que j'étais, avec ma folie enfantine, mes sourires cachant un horrible sentiment de peine, de peur, voire de la terreur, oui... à une époque, au collège, j'étais si différent.e, unique, non dans la façon de me vêtir, mon look n'avait rien à y voir en partie. C'était ma façon extravertie de voir le monde, mon humour décalé qui dérangeait, encore ces sourires faux et feins sur mes lèvres, ceux qui me déchiraient l'âme chaque fois que j'étais blessé.e dans mon amour propre. Les gens qui n'ont jamais compris qu'iels me torturaient, ces enfants aujourd'hui adultes, pour qui je voue une haine incontrôlée de part leur actes et leur paroles barbares... J'ai depuis ce mutisme qui me prends parfois, et je me complait dans mon silence rassurant, sans mensonges, sans cachotteries, sans blessures.

Quand je les revois, les souvenirs reviennent sans cesse ! Je sais qu'iels ne se rendent pas compte du mal fait à mon âme et à mon cœur, aujourd'hui iels ont oublié.e.s les souffrances, iels n'ont jamais vus mes larmes, ma peur ou ma douleur. Celleux qui le remarquaient se délectaient de ce spectacle de foire. Ma terreur était telle que je ne voulais plus aller en cours, j'étais constamment angoissé.é, la boule au ventre je pouvais passer des journées entière dans le mutisme, le rêverie fantaisiste et salvatrice de mon monde vindicatif intérieur. Mes notes chutaient considérablement, la fierté de mes parents filait à l'horizon et j'avais peur de ne jamais la rattraper... Les années d'angoisses passaient, monotones et identiques jusqu'à changer de collège, où les choses ont empirées de façon catastrophique, l'année du brevet ! J'ai eus la chance d'avoir le soutient moral de quelques personnes bienveillantes et d'obtenir mon diplôme de justesse.

Puis j'ai pu respirer et débuter une nouvelle vie, au lycée, les plus belles années de ma scolarité ! Avec de vrai.e.s ami.e.s, ma peur avait enfin disparue, mes angoisses et mes terreurs se sont effacées par la suite. J'étais accepté.e, pour qui j'étais, en tant qu'être humain, et je le croyais aussi, mais c'était un mirage. Quoique je pense que je me doutais que quelque chose ne collait pas vraiment, je ne sais plus trop, ça fait déjà quelques années maintenant, et je viens seulement de prendre conscience de qui je suis vraiment, de ce que je suis, sans honte ni peurs mais avec soulagement et un désir incommensurable de me connaître d'avantage !

Je ne suis simplement pas une femme, ni un homme. Mon sexe est dit "féminin" pour me dissocier dans le genre humain, mais mon genre n'est justement pas humain, ni mon genre, ni mon cœur, ni mon âme. Je ne renie pas mon humanité, en compagnie de personnes civilisées, mais seul.e je suis juste moi, simplement moi, dans un corps qui ne me correspond pas.

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